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Atelier-conférence : les enjeux énergétiques dans la vallée du Haut-Giffre

Pour mieux appréhender et comprendre les défis et le futur de la production et de la distribution d’énergie dans la vallée. Rendez-vous le 9 juillet dès 20h à la salle de la Reine des Alpes à Sixt-Fer-à-Cheval.

En présence de Stéphane Bouvet, Maire de Sixt-Fer-à-Cheval et Président de la Communauté de Communes et de Benoît Kirba, Directeur territorial d’Enedis.

Nous vous attendons nombreux afin d’échanger autour de cette thématique essentielle au futur de notre vallée.

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Compte rendu de la réunion publique du 5.09.18 concernant le PLU

La réunion consacrée au Plan Local d’Urbanisme (PLU) a, d’emblée, été limitée par le maire à l’analyse des écarts entre la version de 2016, refusée par l’administration, et la version en cours d’élaboration par les services municipaux et le cabinet d’urbanisme pour intégrer les remarques des services de l’Etat.

La présentation, par ce cabinet, était de fait peu dynamique puisqu’aucune analyse générale sur les objectifs du PLU n’ été reprise, les fondamentaux de la version 2016 n’ayant pas évolué.

En termes de calendrier, la version encours d’élaboration sera soumise au conseil municipal avant la fin de l’année, puis l’arrêté entrera, pour trois mois, dans le processus de consultation de l’ensemble des parties prenantes, administration et organismes publics, au nombre de 25, pour ensuite être soumis à enquête publique au cours du second trimestre 2019. L’ensemble des documents sera disponible sur le site de la mairie après publication de l’arrêté municipal en fin d’année. Le nouveau PLU devrait donc être applicable à partir de mi-2019.

Deux sujets majeurs de débat ont été traités :

  • L’extension de la zone artisanale des Chenets, en entrée de Samoëns, portée de 3,5 ha à 7 ha, pour servir l’ensemble des entreprises de la communauté de commune
  • Le projet d’extension du secteur touristique des Saix

Une des seules interventions du maire a consisté à justifier le projet immobilier de loisirs du plateau des Saix ( 700 lits) pour amener des services (restaurants, supérette, antenne médicale, poste) au Plateau des Saix. Mais surtout il a réaffirmé que : « Le projet permet de payer la rénovation de la télécabine de Vercland » en accordant des lits supplémentaires à l’exploitant des remontées mécaniques dans le cadre de l’exécution de la délégation de service public. ( Nous avons eu l’occasion ici de demander un décompte précis de tous les lits crées sur la plateau, et dans la vallée pour être en mesure de mesurer la marge de négociation avec GMDS, l’opérateur des remontées)

Face à un public bruyant et très remonté par le déclassement de terrains antérieurement constructibles, et donc par la perte de revenus potentiels que cela représente, peu de sujets majeurs ont pu être abordés.

La dissociation totale de l’analyse de l‘évolution du territoire entre le fonctionnement « naturel » de la commune et ses activités touristiques a été à plusieurs reprises réaffirmée en raison du caractère particulier de la procédure Unités Touristiques Nouvelles (UTN). Cette position surréaliste dans une commune qui comprend 70% de résidences secondaires conduirait à traiter séparément le tourisme du reste, alors qu’il s’agit d’un seul et unique territoire. Bien évidemment le tourisme irrigue toutes les activités et tous les sites de la vallée par la diffusion des appartements meublés et des résidences en dehors des seules zones UTN.

Au fil des questions, on a pu apprendre que le renouvellement du PPR (Plan de prévention des risques), par l’État, risquait de conduire au classement en zone rouge, inconstructible, de terrains riverains des torrents suite à une étude Hydratec sur l’inondabilité de la Vallée du Giffre. Sur ce critère d’aléa torrentiel, le secteur du Clevieux apparaît fragile et une étude de renforcement des digues est indispensable. Mais d’autres secteurs sont aussi menacés par les risques torrentiels comme l’a montré l’évacuation de l’Etelley en janvier 2018, ou encore les risque dans le secteur du Bérouze. Un travail important a été effectué cette année sur la Valentine et le Giffre.

D’autres questions techniques ont été abordées, notamment les changements mineurs de classification des quelques zones, mais qui peuvent avoir des conséquences sur la constructibilité de certaines parcelles. Une zone d’habitat à vocation plus social a été identifiée dans le secteur de Lévy.

Il a été souligné le cas, apparemment aberrant, de la reconstruction d’un chalet d’alpage communal en zone Nals. Il serait impossible de reconstruire ce chalet, alors qu’il a été rendu obligatoire dans la traitement du dossier du Club Med.

Il a été abordé la question du manque de coordination territoriale en matière d’urbanisme, devant l’incapacité de faire fonctionner le SCOT (Schéma de cohérence territoriale, qui couvre, chez nous, quatre communautés de commune). D’une part, à partir de 2020, les PLU seront intercommunaux et deviendront PLUi. D’autre part le maire a rejeté l’incapacité des élus à faire avancer le SCOT sur la seule administration.

En synthèse, cette réunion n‘a pas donné d’informations nouvelles, en dehors des précisions sur le calendrier. L’action du législateur a été vivement critiquée par tous les protagonistes sans que personne ne défende la logique de protection du territoire que la loi et le règlement soutiennent. L’action de l’Etat été présentée comme bloquante, voire absurde, justifiant une attitude passive des élus.

Or la réforme du PLU de 2016 offre plus de souplesse. Enfin, la maîtrise du territoire, communal et intercommunal, dans ses équilibres économiques et environnementaux, apparaît abandonnée aux administrations alors qu’elle est l’essence même de la responsabilité des élus.

Or en France l’administration est capable de discussion et de compromis dès lors qu’une volonté ferme et documentée s’exprime. Il en est de même pour l’exécution des DSP.

EN SAVOIR PLUS : Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) et plan local d’urbanisme (PLU) – Ministère de la cohésion et des territoires

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CONCOURS PHOTO : les chemins du Haut-Giffre

L’association Haut-Giffre concertation lance un concours photos du 1er juillet au 15 septembre 2018 pour mettre en valeur le patrimoine des chemins de la vallée.

Deux catégories sont proposées :
« Opportunités »
« Menaces ».

Toutes les photos personnelles libres de droits sont acceptées, au format numérique, actuelles ou anciennes. Dessins, peintures et aquarelles sont aussi acceptés.

Déposez vos documents sur notre espace Facebook dans le dossier concours avec vos noms et N° téléphone.
https://www.facebook.com/hautgiffreconcertation/#

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Aurons-nous à manger demain ? Par Dominique Dron et André-Jean Guérin

Nous avons déjà abordé cette question complexe et vitale pour nos vallées fragiles. La très sérieuse revue « Annales des Mines » consacre sa dernière parution à l’artificialisation des sols. En voici la présentation.

Les sols : préservons ce socle de la vie pour les prochains siècles !
Par Dominique DRON – Ingénieure générale des Mines
et André-Jean GUÉRIN – Ingénieur général honoraire des Ponts, des Eaux et des Forêts

> Retrouvez l’article original : ICI

Les sols sont les supports des principales ressources utilisées par les hommes. C’était vrai hier : nourriture, matériaux, énergie, paysages, et même, très longtemps, les principales incarnations du sacré (arbres, forêts…). Aujourd’hui, si d’autres sources d’énergie ont pu (charbon, pétrole, gaz, uranium) et pourraient prendre le relais (soleil direct,vent), la nourriture reste d’abord terrestre, et la bioéconomie promet, demain, de remplacer de plus en plus les polymères pétrosourcés par des chaînes moléculaires issues du vivant, en milieu con né ou en plein air, voire de l’océan. Mais à la condition de connaître, de respecter et d’entretenir les processus du renouvellement de la vie sur longue période (1).
Aujourd’hui, l’humanité utiliserait entre 12 et 16 milliards de tonnes de matière sèche. C’est moins de 10 % du total de la production primaire nette de biomasse et moins de 20 % de celle accessible (2). Cette récolte représente de 5 à 7 giga- tonnes d’équivalent pétrole (Gtep) par an (soit de 210 à 294 exajoules (EJ)/an), soit plus que celle du charbon (3,9 Gtep, soit 164 EJ), du pétrole (4,4 Gtep, soit 185 EJ) ou du gaz (3,2 Gtep, soit 134 EJ). La biomasse demeure la première source mondiale d’équivalent énergétique (3). Cette ressource suit des transformations plus ou moins longues et complexes. Elle ne sert que pour 15 % à l’alimentation humaine directe. Tout le reste va vers l’industrie (20 %, hors industrie alimentaire), l’énergie (chaleur, cuisine, chauffage, traction animale, pour 33 %) et sert également à nourrir les animaux d’élevage (32 %), lesquels sont eux-mêmes, pour l’essentiel, destinés à l’alimentation humaine.

Ce prélèvement est en apparence modeste. Rappelons-nous cependant que rien ne reste inutilisé dans la nature. Chaque usage supplémentaire des productions vivantes est une dérivation à organiser et à reboucler sur les chaînes trophiques existantes, et non une extraction réalisée à partir d’un gisement inerte aux échelles de temps humaines, comme le serait un stock d’hydrocarbures.
En outre, ces chiffres ne doivent pas, pour autant, cacher les dégradations qui accompagnent ce prélèvement. Celles-ci ont commencé dès les débuts de l’ère néolithique avec le développement de l’agriculture, l’élevage, les déforestations, l’érosion des sols ou leur salinisation. Elles se sont massifiées, étendues et diversifiées depuis deux siècles et demi avec la révolution industrielle et l’utilisation massive des énergies fossiles, lesquelles ont permis de décupler la population mondiale. Aujourd’hui, la déforestation tropicale sévit au rythme de 600 000 hectares par an environ (4). En France, la superficie des sols artificialisés s’accroît de l’équivalent d’un département tous les 7 à 10 ans, et jusqu’à 20 % des sols de notre territoire national sont affectés par une forte érosion hydrique (5). L’utilisation croissante d’engrais minéraux contribue à la dégradation de presque toutes les masses d’eau (6) , notamment du fait des nitrates, des phosphates, des produits phytosanitaires ou d’un excès de matières organiques. L’utilisation généralisée des produits phytosanitaires, notamment des insecticides, est à mettre en parallèle avec l’effondrement des populations d’insectes et de celles des animaux qui leur sont alimentairement inféodés (7) (oiseaux, reptiles, amphibiens, mammifères insectivores). L’appauvrissement drastique du nombre et de la variété des espèces végétales et animales, cultivées et élevées, fait peser de lourdes me- naces (8). Il se lit dès à présent dans une homogénéisation des paysages qui traduit celle des écosystèmes. Des craintes, des interrogations, des crises aussi qui, selon l’étymologie de ce terme, recèlent aussi des opportunités, notamment une
motivation de plus en plus répandue pour changer les modèles d’exploitation des processus naturels. C’est pourquoi l’avenir des possibilités d’exploitation de la production végétale apparaît à la fois très contraint au plan macro-écologique et très ouvert au plan micro-fonctionnel.

Demain, donc, nous pourrions exploiter une part accrue de la biomasse végétale pour remplacer une partie des maté- riaux et de l’énergie fournis par les fossiles, et réparer ou tout au moins amoindrir les dégâts aujourd’hui associés à cette exploitation jusqu’à un niveau qui soit compatible avec les conditions de la vie humaine sur la Terre. Pour certains, seule l’alimentation est prioritaire et les utilisations énergétiques de la biomasse ne devraient pas dépasser ce qu’elles sont aujourd’hui : moins de 63 EJ/an (1,5 Gtep/an). D’autres, à l’inverse, imaginent prélever jusqu’à 1 220 EJ/an (29 Gtep/an), soit plus de deux fois la consommation d’énergie primaire de l’humanité aujourd’hui (9).
L’Agence internationale de l’Énergie envisageait en 2011 de mobiliser 168 EJ/an (4 Gtep/an) d’énergie primaire provenant de la biomasse à l’horizon 2050, soit environ 2,5 fois ce qui est mobilisé aujourd’hui pour l’énergie (10). Pour la France, le scénario Afterres2050, repris par le Scénario négaWatt 2017-2050, envisage une production d’énergie primaire issue de la biomasse représentant environ 2,5 fois la production actuelle, soit 380 TWh/an (11). Une condition est toutefois nécessaire : ce scénario suppose une évolution de notre alimentation. Pour un Français, par exemple, cela signi e consommer moins de viande et moins de lait, quatre fois plus de fruits à coque (cela sous-entend donc la préservation des haies), trois fois plus de céréales et deux fois plus de légumineuses, et un apport protéique passant de 60 % de protéines animales et 40 % de protéines végétales au rapport inverse (avec des effets béné ques pour la santé humaine). Pour l’Europe, The Shift Project, dans ses 9 propositions pour que l’Europe change d’ère, envisage lui aussi de mobiliser davantage la bio- masse végétale et de réduire les produits alimentaires d’origine animale. Il ouvre ainsi la possibilité de mobiliser une part accrue de la production végétale pour substituer celle-ci à des matériaux plutôt qu’à de l’énergie.

On l’aura compris, ces diverses visions ne doivent faire oublier ni les fortes incertitudes qui demeurent (parmi lesquelles les conséquences du réchauffement climatique et des pertes de biodiversité), ni les impératifs qui en conditionnent la réali- sation : méthodes de production, compétences, matériels et révision des modes de consommation. Toutes passent par la préservation en quantité et en qualité des sols, bref, par une maîtrise de leur dégradation biochimique et de leur bétonnage.
Hors besoins énergétiques, on pourrait se passer de carbone fossile !
Le carbone est indispensable à diverses filières industrielles, spécialement dans la chimie organique. Au plan mondial, en 2005, le ux de carbone qui transite dans les diverses lières industrielles était estimé à 9 500 MtC (12), mais le carbone industriel spéci que (donc à l’exclusion de celui répondant aux besoins énergétiques des industries) n’en représente que 400 MtC, soit moins de 10 % des prélèvements actuels de biomasse (exprimés en carbone seul) ; ou encore, moins de 1/5ième des 2 600 MtC déjà apportées par la biomasse aux diverses lières industrielles et aux autres usages énergétiques (notamment la cuisine et le chauffage), dont une bonne partie est utilisée avec des rendements déplorables. Ces 400 MtC pèsent moins du tiers des émissions de carbone dues au métabolisme de l’élevage, lequel par ailleurs pourrait être forte- ment réduit dans les pays industrialisés (13), au pro t d’une meilleure qualité nutritionnelle. Couvrir les besoins actuels de la chimie organique par du carbone bio-sourcé – si tant est que ce soit techniquement possible – aurait un faible impact sur les ux de biomasse en comparaison des usages énergétiques (14), surtout si, parallèlement, l’obsolescence est réduite et le recyclage accru (15).
Le secteur des terres doit redevenir un puits de carbone et ne plus être, comme aujourd’hui, une source de gaz à effet de serre !
À l’échelle des temps géologiques, la végétation, les sols sur lesquels elle se déploie sur Terre et les sédiments marins ont, grâce à la photosynthèse, ef cacement capté le gaz carbonique (CO2) qu’ils ont ensuite séquestré, accumulant ainsi le charbon, le pétrole et le gaz naturel, d’une part, et les roches carbonatées, d’autre part. Les sols constituent en outre le second réservoir de carbone après les océans (16). Le GIEC, qui alimente les travaux de la CCNUCC (17), répartit en divers secteurs les émissions et absorptions de gaz à effet de serre : ainsi, le secteur « AFOLU » recouvre les activités agricoles, la foresterie et les autres utilisations des terres à l’exclusion des roches calcaires, pour lesquelles les temps d’échange avec le carbone atmosphérique sont d’ordre géologique.

Or, aujourd’hui, à l’échelle mondiale, le secteur des terres est à l’origine de 25 % des émissions anthropiques (18) de GES. Les zones tropicales sont devenues des sources de carbone du fait de la déforestation, de la dégradation de leur couvert végétal et du réchauffement. Autant dire que l’objectif visé par l’Accord de Paris relatif au climat adopté en 2015 n’a aucune chance d’être atteint sans une réduction drastique des émissions nettes de ce secteur et sans un retour à sa fonction de puits de carbone (19). Les travaux récents de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et de l’Unité mixte de recherche écologie et santé des écosystèmes (UMR-ESE) le montrent : c’est possible en s’appuyant davantage sur les interactions entre les sols, leur faune et la ore, et les végétaux ! Toutes mesures confondues, les estimations des potentiels de réduction des émissions ou d’absorption de gaz à effet de serre sont signi catives aux échelles nationale, européenne et mondiale. Elles peuvent représenter entre 1/3 et la moitié de l’objectif national d’atténuation à l’horizon 2030 (20). La teneur en carbone organique dans les sols a progressé dans plus de 8 % des cantons français entre les périodes 2000-2004 et 2005-2009 du fait d’une évolution positive des écosystèmes et d’une modi cation des pratiques agricoles.

Rien de tout cela n’est envisageable sans des sols vivants et fertiles, en super cies suf santes et dotés d’une faune et d’une ore diversi ées en bon état de fonctionnement, et donc d’adaptation, et ce, non seulement dans le sol, mais aussi au-dessus, a n d’assurer le cycle de reproduction des végétaux et leur protection biologique. C’est à porter un regard sur ce patrimoine vital trop souvent négligé que ce numéro de Responsabilité & Environnement nous invite.
Pour mieux comprendre l’importance des sols, Christian Valentin les resitue « au cœur de la zone critique » de l’ensemble des phénomènes naturels aujourd’hui fragilisés, et dont nous dépendons.
Luc Abbadie décrit, quant à lui, les processus récemment élucidés qui en entretiennent la fertilité, coopérations imbri- quées des arbres, des herbes, des bactéries, des champignons et de la macrofaune ; et Suzanne Lutfalla, Lauric Cécillon et Pierre Barré détaillent les relations que les sols nouent avec le climat de par le monde. S’ils forment le socle de la vie sur les continents, ils n’en ont pas moins un statut juridique paradoxal, qui relève à la fois de l’appropriable et du bien commun, comme l’explique Philippe Billet. Ce statut fournit l’une des explications de leur dégradation partout dans le monde, y compris en France, comme le montrent Véronique Antoni et Marlène Kraszewski, chimiquement du fait de nom- breuses pollutions et spatialement du fait de l’extension rapide et continue des zones périurbaines et des infrastructures.
Comment les politiques publiques tentent-elles de préserver les sols ? Laëtitia Mantziaras-Conreaux et Hélène Faucher présentent les outils réglementaires nationaux visant à maîtriser l’étalement urbain, tandis que Philippe Merle et Jean-Luc Perrin commentent les dispositions dédiées à la réhabilitation des sols pollués. D’une façon plus ciblée, Michel Valdiguié et Philippe Schmitt revisitent le sujet des friches commerciales et Guillaume Sainteny discute du rôle possible de la sca- lité pour réduire l’arti cialisation. Cécile Claveirole résume l’avis global du Conseil économique, social et environnemental sur les sols en France, et Monique Barbut ouvre l’horizon vers les pays moins industrialisés, avec les applications de la Convention déserti cation à la réhabilitation des zones sèches. En n, ne manquez pas dans ce même article l’encadré de Bruno Devresse, qui évoque la restauration de la qualité des sols agricoles en Afrique, sous le titre L’agroforesterie par les arbres fertilitaires au Togo.

Le troisième chapitre de ce numéro de Responsabilité & Environnement passe aux plans régional et local, en évoquant plusieurs initiatives privées prises en faveur de la protection et la reconquête des sols en France. Martin Omhovère et Martin Wolf décrivent les moteurs de l’arti cialisation des sols en Île-de-France, tandis que Marc Beauchain raconte l’odyssée de la préservation des terres agricoles dans les Bouches-du-Rhône sur un demi-siècle. Fabienne Trolard et Guilhem Bourrié examinent l’organisation des relations entre les villes et les campagnes environnantes dans plusieurs pays du monde, puis Christian Garnier résume l’historique du concept d’arti cialisation en France et les recommanda- tions d’un travail commun association-entreprise pour mieux maîtriser le phénomène. En n, Corinne Leyval expose les méthodes et les techniques développées en France pour réhabiliter chimiquement les sols pollués.

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Centre aquatique, gestion communale ou inter-communale?

Au moment où les réflexions semblent avancer sur la création d’un centre aquatique à Samoëns, l’analyse des conclusions du rapport annuel de la Cour des Comptes sur la gestion des piscines et centres aquatiques, paru le 20 juin 2018, est indispensable. Il en ressort en effet clairement que la gestion de ces équipements est toujours déficitaire, donc le coût du déficit est payé par les contribuables locaux, et d’autre part que le cadre communal est le moins adapté des cadres de gestion, seule l’intercommunalité est rationnelle. Quel que soit l’attractivité d’un futur centre aquatique, quelles que soient les modalités de montage financier, il faut donc savoir que cet équipement coûtera cher aux contribuables et que seule une gestion par la Communauté de communes est raisonnable.Il faut donc que ces éléments soient traités en toute transparence, la décision de faire cet équipement, qui peut faire sens, doit être entourée de tous les éléments d’information nécessaires.

> Découvrez le rapport de la cour des comptes : ICI

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A-t-on besoin de 800 nouveaux lits au Plateau des Saix ?

L’aménagement du plateau des Saix a connu en 2017 avec l’implantation du Club Med une nouvelle étape qui complète l’histoire déjà riche du domaine skiable de Samoëns.

Il faut se souvenir également que le projet qui a été approuvé ne se limite pas aux deux ensembles de bâtiments actuels mais que seront construits en aval de ces bâtiments principaux une série de 12 constructions comportant 45 « appartements chalet » contenant approximativement 200 lits. C’est en 2019 que les constructions devraient être réalisées.

La vérité sur la suppression de la taxe communale sur les remontées mécaniques.

La Gazette de Samoëns, datée de décembre 2017, s’appuie sur une chronologie inexacte. A dessein ? Il est indispensable de restaurer la séquence historique pour mieux construire le futur.

– La suppression de la taxe sur les remontées mécaniques ne date pas de 2003, mais de 2000, sous le mandat du maire, Adelin Malgrand. Le choix de supprimer ces taxes, dans le cadre de la délégation de service public signée le 25 septembre 2000, était motivé par la volonté de voir l’investisseur développer les remontées mécaniques du domaine de Samöens avec une participation de la commune de 42 millions de francs ( 6,4 millions €) au GME, financée par l’abandon des deux taxes, taxe communale sur la vente des titres de transports (3%) et redevance de concession (3%) pour financer cet équipement majeur.

– C’est par une délibération du 27 novembre 2006 que le conseil municipal, alors sous le mandat d’André Simond, a restauré une taxe communale, fixée à 3%, sur les recettes brutes provenant de la vente des titres de transport par les entreprises exploitant les engins de remontée mécanique. Ce vote mettait un terme à la situation crée par la municipalité précédente. Cette même délibération prévoit les investissements futurs et les seuils de déclenchement en fonction des lits crées. Elle prévoit l’extinction de l’exonération de la redevance de concession dès la réalisation au Plateau des Saix des 800 premiers lits nouveaux. De même la commune a imposé une redevance annuelle de 200000 € sur les remontées lui appartenant, alors qu’auparavant elles étaient mises à disposition gratuitement. Cette redevance décroît au rythme de remplacement des équipements.

La programmation indicative ferme sur les années 2007 à 2012 prévoyait au total 1600 lits sur le Plateau et, dans le village, 1695 lits appartements et 2900 lits en résidence de tourisme.

Il est temps de faire une mesure exacte de ces constructions au regard des engagements qui prévoyaient déjà, dans une tranche ferme de 2007 à 2012, un télésiège à La Char en 2011, un télésiège à Coulouvrier en… 2012 et la rénovation de la télécabine de Vercland en 2013. Il est également indispensable de mesurer l’ensemble des constructions édifiées dans la vallée qui est le bassin naturel de chalandise des remontées mécaniques. L’appréciation au seul niveau communal est devenue absurde.

La Gazette de Samoëns de décembre fait état d’un nouveau projet sur le Plateau des Saix en cours d’élaboration dans le cadre d’un appel à projet. Notons que cette démarche permet au moins la confrontation des idées et la mise en concurrence ce qui n’a pas été le cas pour le Club Med dont le prestige a suffi à convaincre les élus.

Il s’agirait d’édifier sur le parking du Soleil, situé en terminaison de la route qui dessert le Plateau des Saix, un ensemble de 800 nouveaux lits. La finalité de ce projet semble se limiter à deux objectifs majeurs : générer des taxes sur les remontées mécaniques et créer des commerces de proximité. La création de deux étages de parking souterrains devrait … réduire le coût du déneigement. On nous dit aussi que c’est l’occasion de requalifier de façon qualitative le parking qui n’est pas très beau, et c’est en effet une verrue peu esthétique…

L’argument développé est le renouvellement de la télécabine de Vercland par un engin moderne de dix places fonctionnant de nuit. Mais il est surtout précisé que ces 800 nouveaux lits devront permettre de récupérer les taxes sur les forfaits « concédées » par la municipalité en 2003 dans le cadre de la Délégation de Service public.

Si l’économie générale de ce projet de poursuite de l’urbanisation du Plateau se limite à cette analyse, il convient d’en signaler toute la faiblesse.

Les 420 chambres du Club Med, auxquels s’ajoutent les 200 lits de chalets, suffisent-ils à répondre aux critères de la DSP ? Cela parait réaliste et le programme du parking du Soleil, dès lors, n’est pas indispensable.

Est-il pour autant utile ? C’est un point dont il faut discuter en toute objectivité au vu d’un dossier cohérent et argumenté dialogue responsable entre toutes les parties concernées, élus, opérateurs, associations et citoyens. Il est indispensable de donner tout son sens à la commission de concertation annuelle qui permet un co-pilotage transparent et responsable de la gestion du domaine skiable.

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Les grands traits du territoire de la Haute-Savoie

La Haute-Savoie dispose de caractéristiques exceptionnelles qui en font un des territoires les plus attractifs de France. Toutefois, cette dynamique a des conséquences sérieuses sur la pression foncière, l’urbanisation croissante dans les villes et diffuse dans les zones périphériques et rurales, et bien évidemment sur la circulation automobile avec une population très mobile. 89% des ménages possèdent une voiture en Haute-Savoie contre 81% en France métropolitaine ce qui représente 1,57 voiture par ménage en zone rurale. 86% des communes sont classées en zone de montagne contre 18% en France.

La Haute-Savoie est un des départements français qui a connu depuis trente ans le développement économique le plus régulier. Ce développement économique est récent et ne cesse de s’accélérer. Outre le tourisme, il tient beaucoup à l’attractivité du bassin genevois où 92 000 frontaliers sont actifs, soit un triplement en 20 ans. 21% des actifs haut-savoyards travaillent en Suisse. En 1901 il faut se souvenir que la Haute-Savoie était le département le moins peuplé de Rhône Alpes avec 260 000 habitants.

Carte de la Haute-Savoie par Charlie Adam

La Haute-Savoie vue par Charlie Adam ©Charlie Adam – magazine.hautesavoie.fr

La qualité de l’environnement comme la dynamique économique en font aujourd’hui un département fortement attractif qui est passé de 696 000 habitants en 2006 à 820 000 en 2016 et qui connait 1,5% de croissance de la population chaque année avec 12 600 habitants de plus. Ceci représente un défi pour la construction résidentielle et l’équipement des territoires.

La population croît partout sauf dans la vallée de Chamonix et des stations comme Megève, La Clusaz, Morzine et les Gets, en raison de la pression foncière. La densité du département est élevée, car 63% du département est à l’état naturel. Cette densité est exceptionnelle en France et nous rapproche de la Suisse ou de l’Allemagne avec 444 habitant/par Km2 utile, soit 2,3 fois plus qu’en France. 62% de la croissance démographique est dû au solde migratoire. Le bassin genevois attire l’essentiel de la population nouvelle avec une population jeune et qualifiée qui se répartit autour de l’axe Genève-Annecy. Le taux de chômage du département est un des plus faibles de France avec 6,9%. En revanche, la population permanente des stations n’a augmenté que de 1,2% en dix ans.

Compte tenu de sa forte dynamique touristique, le département comprend 108000 résidences secondaires, dont 62% en station touristique contre 309 000 résidences principales. La Haute-Savoie accueille 34 millions de nuitées touristiques chaque année, dont 50% l’hiver. Le nombre des nuitées de printemps et d’automne a régressé de 44% depuis 2000. Le nombre des journées skieurs a progressé de 9% depuis 2003 et le chiffre d’affaires des domaines skiables représente 10% du PIB départemental. 45% des chefs de ménage vivant en station sont nés en Haute-Savoie, 10% sont nés à l’étranger.

L’urbanisation du territoire haut-savoyard est prononcée : 44% de la population vit dans les pôles urbains qui ne contiennent que 23% des zones à urbaniser. La conséquence en est naturellement une pression constante sur les territoires ruraux de l’ouest du département.

Sources : INSEE, Observatoire départemental 2017

 

Zoom sur la vallée du Haut-Giffre :

Photo vallée du Haut-Giffre depuis Sixt-Fer-à-Cheval

La vallée du Giffre depuis la sortie de Sixt-Fer-à-Cheval

Le territoire de la communauté de communes des Montagnes du Giffre est moins dynamique que le département avec 0,6% de croissance de la population entre 2009 et 2014. La part des résidences secondaires si elle est de 24% en Haute-Savoie monte à 62,3% dans la communauté de communes.  Pour Samoëns la population est passé de 1647 personnes en 1968, soit une densité de 17 h/km2 à 2396 en 2014.v

Ces données illustrent les défis que doit relever le département, attractif et riche, mais où les tensions sur l’environnement naturel en font un actif menacé, pourtant indispensable à l’équilibre local au moins autant qu’à la clientèle étrangère à la région.

 

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Évolutions des infrastructures du Grand-Massif, 2016-2017 et à venir. (2/2)

Les projets futurs

Le projet d’UTN de Sixt s’inscrit dans le développement à long terme du domaine du Grand Massif en ouvrant une nouvelle voie d’accès aux pistes par la commune de Sixt.

Au vu des plans de l’UTN qui nous ont été présentés lors de la réunion publique à la salle du bois aux dames de Samoëns, cette étude reprend à peu près l’étude qui avait été réalisée par le syndicat intercommunal d’études d’aménagements du Grand Massif en 2004-2005.

La première remontée prévue depuis Sixt est une télécabine, ce qui est très positif pour le confort.

Un télésiège débrayable est prévu pour relier les chalets de Gers, à la côte 2050 en dessus du lac Parchet. Des aménagements peuvent encore être imaginés pour faciliter l’accès environnant à partir de cette nouvelle remontée.

Un troisième télésiège partant du bas de la combe de Gers vers l’arrivée du téléski actuel est prévu. C’est un bon tracé récupérant les skieurs plus bas qu’actuellement.

Ces nouveaux équipements permettent de développer de nouvelles pistes dans un secteur intéressant  pour la pratique du ski particulièrement le deuxième télésiège de la forêt de Gers. La piste Milleret et la piste rejoignant la combe des Foges apporteraient des possibilités de ski supplémentaires très intéressantes.

L’état actuel du projet d’UTN laisse encore plsuieurs mois de réfelxion et de propositions d’amlioration du schéma initial.

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